Visite de l'Atelier Moneta : un Bijoutier Artisanal en Bretagne

Bienvenue dans l’atelier. Si vous nous lisez régulièrement, vous savez que chacune de nos bagues naît dans un atelier de bijoutier en Bretagne, à Broons, un bourg des Côtes-d’Armor. C’est ici, entre un établi en bois et des outils que nous avons souvent fabriqués nous-mêmes, que des pièces de monnaie anciennes deviennent des bagues uniques, sans soudure ni ajout de matière.
On nous pose souvent la question : à quoi ressemble l’atelier ? Peut-on le visiter ? Pourquoi la Bretagne ? Cet article vous ouvre la porte. Vous allez découvrir le village qui nous accueille, l’établi où tout se joue, notre façon de travailler presque sans électricité et ce qui se passe entre le moment où vous commandez une bague et celui où elle arrive chez vous.
Installez-vous, la visite commence.
En bref : l’atelier Moneta en un coup d’œil
| Repère | Détail |
|---|---|
| Lieu | Broons, Côtes-d’Armor, Bretagne |
| Création | 2021, par Thomas Nouveau |
| Équipe | Thomas et Paulina, entreprise familiale |
| Spécialité | Bagues fabriquées à partir de pièces de monnaie anciennes |
| Procédé | Fait main, sans soudure, sans ajout de matière, presque sans électricité |
| Fabrication | À la commande, environ 2 semaines |
| Catalogue | 35 références, pièces de 8 pays |
| Avis clients | Plus de 800 avis, note d’environ 5/5 |
Broons, un bourg breton chargé d’Histoire
Notre atelier se trouve à Broons, dans les Côtes-d’Armor, à peu près à mi-chemin entre Rennes et Saint-Brieuc, aux portes du pays de Dinan. Vu de la route, c’est un bourg breton comme il en existe beaucoup : un clocher, des commerces, des champs alentour. Mais pour des amoureux d’Histoire comme nous, Broons a un atout que peu de villages peuvent revendiquer.
C’est ici, au château de la Motte-Broons, qu’est né vers 1320 Bertrand du Guesclin, le plus célèbre chevalier breton, devenu connétable de France sous Charles V. L’enfant du pays, dont la statue veille aujourd’hui sur le bourg, avait pour devise « le courage donne ce que la beauté refuse ». Sept siècles plus tard, nous façonnons des fragments d’Histoire à quelques minutes de son lieu de naissance. Le hasard fait parfois bien les choses.

Cet ancrage breton n’est pas un décor marketing, c’est notre histoire. L’aventure Moneta a commencé sur les marchés et les salons d’art de Bretagne, où Thomas présentait ses premières créations et écoutait les visiteurs raconter leurs pièces de famille. Ces rencontres ont façonné notre catalogue autant que nos outils : beaucoup de modèles sont nés d’une conversation sur un stand, entre deux averses bretonnes.
De la première pièce cintrée à l’atelier d’aujourd’hui
Résumons l’histoire en quelques lignes, car elle mériterait un article à elle seule. En 2021, Thomas, passionné de monnaies anciennes, se lance un défi : transformer une pièce en bague sans rien lui enlever de son caractère. Les premiers essais sont laborieux, les pièces récalcitrantes, les soirées longues. Après d’innombrables tentatives, le procédé prend forme, les marchés bretons valident l’idée, et sa femme Paulina rejoint l’aventure en 2022.
Depuis, l’entreprise reste ce qu’elle était au premier jour : une affaire familiale, où chaque bague passe entre les mêmes mains. Nous racontons ce parcours plus en détail sur notre page À propos, si le sujet vous intrigue.
Sur l’établi : des outils faits maison et presque pas d’électricité
Entrons dans le vif du sujet. Ce qui frappe les rares visiteurs de l’atelier, c’est le silence. Pas de fraiseuse numérique qui tourne en continu, pas d’imprimante 3D, pas de chaîne de production. Notre procédé de fabrication est presque sans électricité : l’essentiel du travail se fait à la force du poignet, au marteau, au mandrin et à la lime.
Ce choix n’a rien de nostalgique, il est technique. Une pièce de monnaie ancienne est un objet gravé d’une finesse remarquable. Pour préserver chaque détail, il faut travailler le métal lentement, par petites touches, en contrôlant chaque geste. La machine va vite et écrase ; la main va doucement et respecte.
L’autre particularité de l’atelier, c’est l’outillage. Une bonne partie de nos outils n’existe dans aucun catalogue professionnel : nous les avons fabriqués ou adaptés nous-mêmes, au fil des années, pour répondre à un problème précis. Cintrer un écu Napoléon III en argent 900 millièmes vieux de plus de 150 ans sans abîmer ses reliefs, aucun outil standard ne sait le faire. Alors nous l’avons inventé, puis amélioré, puis réinventé. C’est une démarche d’amélioration continue qui ne s’arrête jamais vraiment.
Ce qui se passe quand une pièce devient une bague
Chaque création suit le même chemin, que nous détaillons dans notre article sur les étapes de fabrication d’une bague en pièce de monnaie. D’abord, la sélection : seules les pièces aux reliefs suffisamment nets méritent de devenir un bijou. Une Semeuse aux gravures fatiguées restera une pièce de collection, pas une bague.
Vient ensuite le cintrage, le cœur de notre savoir-faire. La pièce est mise en forme progressivement, millimètre par millimètre, autour d’un mandrin. Aucune soudure, aucun ajout de matière, aucune refonte : le métal de votre bague est exactement celui qui circulait autrefois de main en main. Les inscriptions du pourtour se retrouvent à l’extérieur de l’anneau, le motif central se découvre à l’intérieur.
Restent les finitions, la partie la plus longue. Une patine fait ressortir les reliefs, puis un polissage entièrement à la main donne à la bague son éclat final. Selon la pièce, son état et son alliage (nous avons consacré un article complet à l’argent 900 millièmes), cette étape peut demander une patience considérable. Une bague massive comme La Hercule ne se polit pas comme une fine Aztec en argent 999 millièmes aux mille détails.
Une fabrication à la commande, jamais de série
Voici peut-être la chose la plus importante à comprendre sur notre atelier : il n’y a pas de stock de bagues qui dorment sur des étagères. Chaque bague est fabriquée à la commande, spécialement pour son futur propriétaire, à sa taille exacte, du 48 au 73 selon les modèles.
Ce fonctionnement a une conséquence pratique : il faut compter environ deux semaines de fabrication avant l’expédition. C’est le prix du sur-mesure, et nous l’assumons. Une bague qui a attendu son propriétaire pendant 150 ans peut bien lui accorder deux semaines de plus.
Cela signifie aussi que chaque bague est unique. Deux bagues du même modèle ne seront jamais identiques : le millésime change, la patine varie, les micro-marques de circulation racontent des vies différentes. Et si la taille ne convient pas parfaitement au déballage, notre service de redimensionnement permet d’ajuster la bague de plus ou moins deux tailles, l’ajustement est offert, seuls les frais de retour restent à votre charge.
Peut-on visiter l’atelier Moneta ?
Question fréquente, réponse honnête : notre atelier est un lieu de travail plus qu’une boutique. Il n’a ni vitrine ni horaires d’ouverture au public, et c’est ce qui nous permet de consacrer nos journées à la fabrication plutôt qu’au comptoir.
Mais la porte n’est jamais vraiment fermée. La meilleure façon de visiter l’atelier, c’est de nous suivre sur les réseaux : Thomas y partage régulièrement les coulisses, les pièces en cours de cintrage, les ratés comme les réussites. Et si vous avez une question, un projet particulier ou une pièce de famille dont vous vous demandez ce qu’elle pourrait devenir, écrivez-nous par mail ou par WhatsApp : c’est Thomas qui vous répondra, personnellement.
Enfin, si vous passez un jour par Broons, ayez une pensée pour du Guesclin, et jetez un œil à notre collection complète en attendant : c’est elle, la vraie vitrine de l’atelier.
FAQ : vos questions sur l’atelier
Où se trouve l’atelier Moneta Créations ?
Notre atelier est installé à Broons, dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne, entre Rennes et Saint-Brieuc. C’est là que toutes nos bagues sont fabriquées à la main, depuis la sélection de la pièce de monnaie jusqu’au polissage final, avant d’être expédiées dans toute la France.
Les bagues sont-elles vraiment fabriquées à la main en France ?
Oui, à 100 %. Chaque bague est façonnée dans notre atelier breton par Thomas et Paulina, avec un procédé presque sans électricité : cintrage progressif au mandrin, patine, puis polissage à la main. Aucune étape n’est sous-traitée ni automatisée, et aucune matière n’est ajoutée à la pièce d’origine.
Peut-on acheter directement à l’atelier ?
L’atelier n’est pas une boutique : il n’a ni vitrine ni horaires d’ouverture au public. Les commandes passent par notre site, et chaque bague est fabriquée à la demande. Pour toute question ou demande particulière, Thomas répond personnellement par mail ou par WhatsApp.
Quel est le délai pour recevoir une bague ?
Comptez environ deux semaines de fabrication, puisque chaque bague est réalisée à la commande et à votre taille. L’expédition se fait ensuite en Colissimo suivi, offerte en France métropolitaine, avec une livraison en 48 heures environ.
Le mot de la fin
Un atelier de bijoutier en Bretagne, un bourg médiéval, deux artisans, des outils faits maison et des pièces de monnaie qui attendent leur seconde vie : voilà, vous savez maintenant d’où viennent nos bagues. Derrière chaque création, il y a ce petit coin des Côtes-d’Armor où le temps passe un peu moins vite qu’ailleurs, et c’est très bien ainsi.
Si cette visite vous a donné envie de porter un fragment d’Histoire, parcourez notre collection de bagues françaises, nos créations en or ou l’ensemble du catalogue. Chaque bague quittera Broons fabriquée à votre taille, dans son écrin, expédiée en Colissimo suivi offert en France métropolitaine. L’atelier, lui, continuera de faire ce qu’il sait faire : donner une seconde vie aux monnaies d’antan, une bague à la fois.