Bague Louis d'Or en or de Moneta Créations posée sur un velours bleu roi orné de fleurs de lys, hommage à la monnaie des rois de France

Le Louis d'Or : Histoire de la Monnaie des Rois de France

Bague Louis d'Or en or de Moneta Créations posée sur un velours bleu roi orné de fleurs de lys, hommage à la monnaie des rois de France

Peu de monnaies font autant rêver que le louis d’or. Son histoire commence en 1640, sous Louis XIII, et traverse un siècle et demi de monarchie française avant de s’achever avec la Révolution. Entre les deux, cette pièce d’or au profil du roi a payé des domaines, des régiments et des cargaisons, dormi dans des bas de laine et inspiré tant d’expressions que son nom est resté, aujourd’hui encore, synonyme de pièce d’or.

Dans l’atelier, nous avons une tendresse particulière pour cette monnaie : elle a donné son nom à l’une de nos créations en or les plus précieuses. Alors autant vous raconter son histoire correctement, depuis l’édit royal qui l’a fait naître jusqu’à la confusion moderne entre louis d’or et napoléon. Millésimes, poids, graveurs : tout ce qui suit a été vérifié, comme chaque pièce qui entre dans l’atelier.

En bref : le louis d’or en un coup d’œil

Repère Détail
Création Édit royal du 31 mars 1640, sous Louis XIII
Poids d’origine 6,75 g d’or au titre de 22 carats (917 millièmes)
Diamètre d’origine Environ 25 mm
Valeur initiale 10 livres tournois
Graveur Jean Warin, avec la nouvelle frappe au balancier
Période de frappe De 1640 à la Révolution, un type par roi ou presque
Fin de carrière Remplacé par le franc en 1795, puis par le napoléon en 1803

1640 : Louis XIII crée la monnaie qui portera son nom

Au printemps 1640, le royaume de France a un problème de monnaie. Les espagnols inondent l’Europe de leurs pistoles et doublons d’or, frappés avec le métal des Amériques, pendant que les pièces françaises, souvent usées ou rognées, inspirent la méfiance. Louis XIII et son ministre Richelieu décident de reprendre la main : l’édit royal du 31 mars 1640 crée une nouvelle pièce d’or, à la hauteur de l’ambition du royaume.

Le louis d’or est né. La pièce pèse 6,75 grammes d’or au titre de 22 carats, soit 917 millièmes, pour un diamètre d’environ 25 mm, et vaut alors 10 livres tournois. Son gabarit ne doit rien au hasard : il s’aligne sur celui de la pistole espagnole, pour la concurrencer directement dans les échanges européens.

Autour du louis simple, l’édit prévoit toute une famille : le demi-louis, le double louis, et des multiples de prestige frappés en petit nombre, jusqu’à des pièces de 8 et même 10 louis. Ces dernières, avec près de 67,5 grammes d’or, comptent parmi les plus grandes monnaies d’or jamais frappées en France. Des pièces de démonstration autant que de circulation : la France affichait son savoir-faire.

Jean Warin et la frappe au balancier : la fin du marteau

Le louis d’or n’est pas seulement une nouvelle pièce. C’est aussi une révolution technique. Depuis le Moyen Âge, les monnaies françaises étaient frappées au marteau : un coin posé sur un flan de métal, un coup sec, et une pièce souvent décentrée, irrégulière, facile à imiter ou à rogner.

Pour le louis, le graveur Jean Warin impose une autre méthode : la frappe au balancier. La pièce est frappée par pression, entre deux coins parfaitement alignés, grâce à une machine à vis actionnée par des bras. Le résultat change tout : des flans ronds, des reliefs nets, des légendes complètes, et des faussaires découragés. Les louis d’or et les écus d’argent produits par Warin dans les années 1640 comptent encore aujourd’hui parmi les plus belles réussites de la numismatique française.

Ce souci du détail nous parle beaucoup. Dans l’atelier, quand nous cintrons une pièce pour la transformer en bague, ce sont précisément ces reliefs frappés au balancier que nous nous appliquons à préserver, millimètre par millimètre.

À quoi ressemble un louis d’or ?

Prenez un louis de Louis XIII entre vos doigts, et vous tenez tout un programme politique. À l’avers, la tête laurée du roi, de profil, comme un empereur romain. Au revers, une croix formée de huit L adossés et couronnés, cantonnée de fleurs de lys, avec la lettre de l’atelier de frappe au centre.

La légende du revers résume l’esprit de la monarchie de droit divin : CHRS REGN VINC IMP, abréviation de Christus regnat, vincit, imperat, « Le Christ règne, vainc et commande ». Sur une seule pièce, le pouvoir du roi, la protection divine et le lys de France. Chaque louis est un manifeste de quelques grammes d’or.

Les millésimes et les lettres d’atelier permettent aujourd’hui aux numismates de dater et de localiser chaque exemplaire : A pour Paris, et des dizaines d’autres lettres pour les ateliers du royaume, de Bordeaux à Lyon.

Un louis par roi : de Louis XIV à Louis XVI

Le louis d’or a une particularité savoureuse : il change de visage avec chaque règne, et parfois plusieurs fois par règne. Sous Louis XIV, on frappe des louis « à la mèche longue » du jeune roi, des louis « à l’écu », puis des louis « aux 4 L » du roi vieillissant. Le Roi-Soleil a régné 72 ans : sa monnaie a vieilli avec lui.

Sous Louis XV, les types se multiplient encore, et leurs surnoms font le bonheur des collectionneurs : louis « au soleil » (1715), « aux lunettes » (1726), où les boucles de cheveux du roi dessinent comme une paire de lunettes, ou encore « au bandeau ». La réforme monétaire de 1726 stabilise le système : le louis d’or passe à 8,16 grammes, toujours à 917 millièmes, pour une valeur de 24 livres tournois qui ne bougera plus jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Une dernière réforme, en 1785 sous Louis XVI, ramène son poids à 7,65 grammes.

Cette stabilité explique la place du louis dans l’imaginaire français. Pendant des générations, compter sa fortune en louis d’or était un signe d’aisance, et l’expression a survécu deux siècles à la pièce elle-même.

La Révolution met fin au louis d’or

Bague Napoléon en or de Moneta Créations posée devant un coffre ancien et des pièces d'or, clin d'œil au napoléon qui succéda au louis d'or

La Révolution ne pouvait pas laisser circuler une monnaie qui portait le prénom du roi. Après 1792, la jeune République frappe des pièces de 24 livres dites « louis républicains » : même métal, même gabarit, mais la Liberté ou le Génie gravant la Constitution remplacent le profil royal.

Le coup de grâce arrive en deux temps. En 1795, la loi fait du franc décimal la monnaie officielle de la France. Puis, en 1803, la réforme du franc germinal crée une nouvelle pièce d’or de 20 francs au profil de Bonaparte : le napoléon. Plus petit que le louis (6,45 grammes d’or à 900 millièmes), il en reprend le rôle et, peu à peu, le nom dans le langage courant. Nous racontons la suite de cette lignée dans notre article sur la pièce 20 Francs Coq, dernière héritière de cette tradition avant 1914.

Chez Moneta, cette passation entre louis et napoléon nous parle : notre bague Napoléon en or, née d’une pièce en or de Napoléon III à 2 995 €, descend en droite ligne de cette histoire monétaire.

Louis d’or ou napoléon : attention à la confusion

C’est le piège classique, y compris chez les héritiers d’une collection familiale. Aujourd’hui, les négociants en métaux précieux appellent couramment « louis d’or » la pièce de 20 francs or frappée de 1803 à 1914. Or ce « louis » moderne est en réalité un napoléon : 6,45 grammes d’or à 900 millièmes, 21 mm de diamètre.

Le véritable louis d’or, au sens historique, est la pièce royale frappée entre 1640 et la Révolution : plus grande, plus lourde, plus pure (917 millièmes), et sans valeur faciale inscrite, puisque le roi fixait son cours par ordonnance. Côté valeur, un napoléon 20 francs suit surtout le cours de l’or, autour de 700 € à l’été 2026. Un louis d’or royal, lui, se négocie selon sa rareté, son millésime et son état de conservation : de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros, souvent bien au-delà de son simple poids d’or.

En résumé : si votre pièce affiche « 20 francs », c’est un napoléon. Si elle montre un roi à la tête laurée sans valeur faciale, vous tenez peut-être un vrai louis d’or. Dans les deux cas, elle mérite mieux qu’un tiroir.

Du coffre des rois à votre doigt : la bague Louis d’Or

Vous l’avez compris, le louis d’or est la pièce la plus prestigieuse de l’histoire monétaire française, et c’est en hommage à cette lignée que notre bague Louis d’Or porte son nom. Elle naît d’une pièce d’or française authentique, sélectionnée pour la netteté de ses reliefs, puis cintrée progressivement dans l’atelier, sans soudure, sans ajout de matière et sans refonte : l’or ancien reste intact, gravures comprises.

C’est une création à 1 995 €, proposée dans les tailles 48 à 54, disponible avec ou sans sertissage d’un diamant. Une pièce premium, en quantité très limitée : les pièces d’or anciennes ne se trouvent pas sur commande, et chaque exemplaire qui entre dans l’atelier est minutieusement sélectionné. La fiche produit vous détaille la pièce, les tailles et l’option diamant. Pour découvrir qui façonne ces bagues, l’histoire de Moneta Créations se lit comme un roman d’atelier.

Et si vous préférez l’or plus accessible du XIXe et du XXe siècle, notre chevalière Coq Français à 1 995 € et nos autres créations en or prolongent la même tradition monétaire française.

FAQ : vos questions sur le louis d’or

Qui a créé le louis d’or et quand ?

Le louis d’or a été créé par l’édit royal du 31 mars 1640, sous Louis XIII. Gravée par Jean Warin et frappée au balancier, une technique révolutionnaire pour l’époque, la pièce pesait 6,75 grammes d’or à 22 carats et valait 10 livres tournois.

Quelle est la différence entre un louis d’or et un napoléon ?

Le louis d’or est la monnaie royale frappée de 1640 à la Révolution, sans valeur faciale, en or à 917 millièmes. Le napoléon est la pièce de 20 francs or frappée de 1803 à 1914, à 900 millièmes. Par abus de langage, on appelle souvent « louis d’or » les napoléons.

Combien vaut un louis d’or aujourd’hui ?

Tout dépend de la pièce. Un napoléon 20 francs vaut environ 700 € à l’été 2026, au gré du cours de l’or. Un louis d’or royal authentique se négocie selon son type, son millésime et son état : de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros pour les exemplaires rares.

Peut-on porter un louis d’or en bague ?

Oui. Dans notre atelier breton, nous transformons des pièces d’or françaises authentiques en bagues, sans soudure, sans ajout de matière et sans refonte. La pièce est cintrée progressivement, millimètre par millimètre, pour préserver ses gravures d’origine. Chaque bague est fabriquée à la commande, à votre taille.

Le mot de la fin

Né d’un édit de 1640, disparu avec la monarchie, le louis d’or reste la monnaie française par excellence : celle des rois, des graveurs de génie et des fortunes comptées à la bougie. Qu’il dorme dans une collection ou qu’il brille au doigt, il raconte un siècle et demi d’histoire de France.

Si cette histoire vous tente, découvrez notre bague Louis d’Or et l’ensemble de nos créations en or : des pièces authentiques, sélectionnées et façonnées à la main dans notre atelier de Broons, en Bretagne. Comptez environ deux semaines de fabrication à votre taille, une livraison en Colissimo suivi offerte en France métropolitaine, et un écrin à la hauteur de la pièce. Trois siècles d’histoire, et une nouvelle vie qui commence à votre doigt.

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